Projet d'amenagement
du cimetière des Fauvelles La
ville de Courbevoie a engagé des travaux d’aménagement
paysager du cimetière des Fauvelles.
Le projet s’inscrit dans la charte de l’environnement
lancée le 3 juin 2003, prévoyant l’application
du principe de développement durable dans les investissements
et le fonctionnement des activités municipales. Situé
dans le nouveau quartier du faubourg de l’Arche, cet
aménagement correspond à un engagement de la
municipalité en faveur du verdissement du quartier.
En effet, de nombreuses habitations se situent à proximité
du cimetière, lequel était très minéral.
Seuls le columbarium et le carré militaire font l’objet
d’un aménagement paysager. Par ailleurs, 95 tilleuls
dont l’aspect sanitaire est déficient sont présents
sur le site. Pour autant, la superficie du cimetière
de 62.100 m2 et son usage lui confèrent une dimension
communale. Il s’agit du plus grand espace public de
la ville (le parc de Bécon le plus important de la
ville couvre une surface
de 32.000 m2). L’aménagement paysager du cimetière
de Courbevoie constitue une opportunité pour mettre
en place une démarche pilote afin d’appliquer
le développement durable de façon concrète
sur un chantier d’espaces verts.
Elle se concrétise dans le projet de paysage ainsi
que dans les préconisations environnementales.
LE PROJET DE PAYSAGE
Actuellement, des allées de 4,5 m permettent les circulations
à l’intérieur du cimetière. Ce
gabarit accentue le caractère routier du site. Un recalibrage
va être opéré afin de réduire ces
voies à 2,5 m
et d’utiliser l’espace libéré pour
mettre en place des plantations d’accompagnement.
Le revêtement de sol en enrobé (utilisé
couramment pour les chaussées) sera remplacé
par un béton gravillonné de couleur ocre bordé
par un pavage en grés. Les plantations d’accompagnement
ainsi créées représentent 680 arbres
en 38 espèces différentes alliant arbres à
fleurs (Malus ‘Everest’,’John Downie’,‘Professeur
Sprenger’, Prunus ‘Avium pléna’,’Serrula’,
‘Serrulata’ Pyrus ‘Salicifolia’, Calleryana’
,Communnis ‘Beech Hill’…)des arbres caducs
(Acer campestre, Bétula Verucosa ,Crataegus ,Gleditsia…)
à des conifères pour leur feuillage persistant.
Ces bandes de plantations seront agrémentées
de plantes vivaces (plus de 18.000 géraniums vivaces)
ainsi que de bulbes à floraison printanière
(15.000 bulbes). Au coeur des divisions, l’ensemble
des allées sera rénové en gravillons
posés sur des dalles nids d’abeilles afin de
garantir l’infiltration des eaux pluviales et le confort
de la marche.
Des plantations sont également prévues dans
ces espaces avec des cèdres (Cedrus Atlantica
600/700,37 unités), des rosiers (2000 unités)
sur les concessions non occupées et des végétaux
persistants taillés (1.600 ifs et buis). Les murs périphériques
seront également végétalisés avec
des plantes grimpantes. Enfin, des bancs seront répartis
sur l’ensemble du site.
LES PRECONISATIONS ENVIRONNEMENTALES
En dehors de la palette végétale riche et variée
assurant une biodiversité nécessaire aux équilibres
environnementaux, la démarche de développement
durable se concrétise sur l’ensemble des phases
d’avancement :
La phase projet :
Des études ont été menées en amont
par la société Sol Paysage Maître d’oeuvre
de l’opération qui ont pour objet :
La connaissance des sols existants Une étude agro-pédologique
a été réalisée afin d’optimiser
le potentiel agronomique des sols. Cette étude a pour
but d’adapter les végétaux au sol existant,
de connaître le taux de pollution des sols en place,
d’évaluer le niveau de fertilité biologique
global dusol avant travaux.
Le choix des composts à incorporer dans les sols. Un
compost de déchets verts sera apporté et sa
composition sera contrôlée. Une approche scientifique
devra permettre de mesurer l’impact du compost sur les
terres polluées et l’évolution de la vie
microbienne suite aux apports. L’ensemble des résultats
obtenus fera l’objet d’une analyse statistique
appropriée, dont les résultats seront soumis
à un expert en microbiologie des sols du C.N.R.S.
La phase réalisation
L’ensemble des eaux pluviales sera récupéré
dans des tranchées drainantes, évitant ainsi
tout rejet au réseau d’assainissement. Cette
technique alternative diminue les apports d’eau liés
aux besoin des végétaux.
La valorisation des sols en place (apport de compost dans
les terres existantes) minimisera le volume de terrassement
et d’apport de terre végétale (d’où
une réduction des nuisances sonores, des rotations
de camions et de la pollution en résultant et une limitation
d’apport de ressources naturelles).
Les entreprises sont incitées à utiliser des
matériaux recyclés.
La phase gestion
Le contrôle des apports hydriques sera effectué
par informatique. Il sera pondéré enfonction
des conditions climatiques et de la pluviométrie naturelle.
Par ailleurs, les besoins en eau des végétaux
seront définis grâce à l’analyse
de la réserve en eau contenue dans le sol de culture
grâce à un équipement de sondes tensiométriques
couplé à la gestion informatique de l’arrosage.
.
Le suivi sanitaire des végétaux sera assuré
par une protection biologique intégrée. Cette
technique vise à donner la priorité aux techniques
de lutte biologique ainsi qu’aux
phénomènes de régulation naturelle des
populations de ravageurs ou des maladies (utilisation de coccinelles
pour lutter contre les pucerons, utilisation de produits autorisés
dans l’agriculture biologique).
L’espace du cimetière peut être considéré
comme un écosystème à part entière,
occupé par un cortège d’animaux et de
végétaux, dont l’évolution est
en relation avec celle de l’air, de l’eau et
du sol.
LE PLANNING D’EXECUTION
Mai 2005-octobre 2005
Travaux de terrassement et de reprise des allées. Travaux
terminés pour la Toussaint 2005.
Novembre 2005 – avril 2006
Plantation des arbres et de l’ensemble des végétaux.
Mai 2006 Fin des travaux.
L’ASPECT PEDAGOGIQUE
L’aspect environnemental du projet sera suivi dans le
cadre du marché par un suivi sur 4 ans et une obligation
de résultat. Le contrôle scientifique des différentes
procédures permettra une sensibilisation environnementale
des usagers du cimetière (entreprises ou particuliers).
Par ailleurs, l’ensemble de la démarche environnementale
sera présentée aux élèves du quartier
afin de répondre aux objectifs de la charte de l’environnement
en matière d’éducation et de sensibilisation
à l’environnement en milieu scolaire.
COUT DE L’OPERATION
Marché de Maîtrise d’oeuvre :
235 000 € TTC
Marché d’achat de végétaux :
295 000 € TTC
Marché de travaux :
3 350 000 € TTC
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