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Transplantation d'un magnolia centenaires à Nantes


En 1999 débutent les premiers travaux d’aménagement de l’Ile Sainte Anne avec la réalisation de la “Maison des Syndicats” sur le site de l’ancienne gare de l’Etat.
L’extension du bâtiment frappait d’alignement un vénérable magnolia planté en 1876.

Roland Jancel, encore directeur du SEVE, décide la transplantation considérant qu’il s’agit là d’un arbre exceptionnel. Le risque est important et beaucoup considérait cette opération comme désespérée. En effet, l’arbre est creux et aucune information n’existe sur le déplacement de tel sujet, si ce n’est quelques réussites sur des individus beaucoup plus jeunes (20 à
30 ans). Nous avons donc décidé d’attendre 5 ans avant de communiquer sur ce sujet, et d’être certains de la bonne reprise de notre vénérable.
Aujourd’hui, la frondaison se regarnit régulièrement et l’on peut donc considérer que l’objectif a été atteint.


Le mode opératoire a donc été le suivant :

1ère étape : le haubanage de l’arbre,
6 élingues permettent d’assurer la stabilité pendant toute la durée du chantier.
2e étape : La construction du radier
Une pelle mécanique va devoir enfoncer des poutres (IPN de 100 mm) sous la motte. Une fosse est ouverte et les poutres sont positionnées sur des rails afin d’être guidées horizontalement. 11 d’entre elles sont enfoncées puis soudées de chaque côté de la motte sur 2 poutres maîtresses (HEA de 140). Des tôles de 3 mm sont glissées sur les poutres afin de constituer le fond, elles sont enfoncées jusqu’aux racines pivotantes,
ainsi le fond du bac sera ajouré dans sa
partie centrale. Ses dimensions seront à terme de 3,60 x 6,00 x 1,50 m.
3e : l construction du bac
La forge continue la construction du bac, les côtés sont soudés, le collet de l’arbre est bloqué, des poutres plus longues dépassent d’un mètre à chaque angle du radier, permettant ainsi un nouvel haubanage
de l’arbre, directement sur le bac.
4e étape : le remplissage du bac
La motte fait environ 2,60 m de large par 5,50 m de long, il reste donc à combler le bac et à caler le système racinaire conservé. Nous sommes déjà à la limite de poids de la grue (45 T environ). Le complément est donc fait en bottes de paille calées avec de la terre.
5e étape : L’élévation
Le 29 mars, une grue de 200 tonnes est commandée avec un palonnier (cadre métallique) destiné à reprendre l’effort verticalement en 4 points au-dessus du bac, et à limiter le frottement des chaînes de levée sur les branches. Le bac est lui-même repris sur 8 points afin d’éviter un fléchissement excessif des poutres maîtresses.

 

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Informations légales - Réalisation - Date de mise à jour : 02/05/2010